Beez from LA !

En souvenir de Tim Buckley qui doit se retourner dans sa tombe ! Bises de Lille et Alentours !

Et clin d’oeil au Busy Bee market de San Pedro !

Cinquante ans de résistance…

La planète rock.

La révolution a cédé la place à l’évolution dans le petit village mondial du rock. La rock’n roll attitude persiste toujours en s’accommodant de nouveaux supports comme le net et son nuage. Pourtant, loin d’une complète virtualité, elle trouve avantage à se ressourcer dans des valeurs underground.

C’est ainsi qu’émerge Antony, chanteur de l’underground new-yorkais. Il interprète tout d’abord Candy Says au côté de Lou Reed sur l’album The Raven. Puis, il sort The Crying Light. En vrac, des ours blancs et le capitalisme en phase terminale, des familles qui chérissent leurs enfants transgenres, des siècles de domination masculine et une révolution féministe comme seule issue pour sauver la planète… Peut-on vraiment y voir une lueur d’espoir ? Ou simplement une lueur qui pleure… En tous les cas, comme bien d’autres avant lui, Antony cultive une apparence et une sexualité troubles, un côté androgyne. Et de la confusion des genres, il fait un atout…

Le mépris.

Même s’il existe toujours des foyers de résistance, la révolution se trouve un adversaire insolite. Face à l’immobilisme convenu des conservateurs de tous horizons politiques, évidents à droite comme innombrables à gauche, même si certains réformistes y prônent le changement dans la continuité. Face à la sécurité rassurante et au confort indécent des adeptes du statu quo, la rupture arrive d’un méprisant touche à tout. Contre vents et marées, c’est avec une volonté de destruction radicale et de transformation sociale qu’il déploie à l’envi sa stratégie, ne visant qu’à un seul but : le sien… La rupture est bien là, synonyme d’une révolution du mépris, du consumérisme à sens unique et du capitalisme dégénéré. Le choc est incontournable. Avec une révolution de la proximité, de la contre-culture et des alternatives en tous genres. Une contestation qui se moque du mépris…

Au-delà du virtuel : la politique friction.

’Ne touchez à rien ! Votre téléviseur n’est pas en panne. Nous prenons le contrôle’… Ainsi commençait une célèbre série qui conviendrait tout autant à la médiocrité de la politique fiction qui nous étouffe. Ou plutôt à la politique friction ? Démocratie participative et démocratie culturelle sont autant de gageures et de mythes. Ils gardent pourtant la valeur des utopies qui méritent d’initier les changements et d’accélérer les évolutions… Ils montrent également que l’avenir ne relève pas de la compétence des politiques. D’ailleurs, quelle est leur plus grande compétence ? Si ce n’est leur capacité à se faire élire et à instrumentaliser les mouvements de société… L’économie marchande et la rentabilité sonnent comme des leitmotivs politiques. La culture reste la dernière roue de secours du carrosse, la cerise sur le gâteau. Et pourtant, le plus mauvais écolier de la classe politique n’hésite pas à la revendiquer au nom de l’intégration et de la cohésion sociale, comme le ciment d’une identité culturelle… N’en déplaise à Sempé et Goscinny, le Petit Nicolas, écolier gentil et espiègle, s’est métamorphosé en un cancre sournois. La culture n’est plus qu’un alibi électoral. Comme dit Claude Chabrol : ’A quoi sert-il d’être politique ? Si ce n’est à se faire ouvrir des portes’

Marsatac aura-t-il lieu ?

L’un des plus grands rendez-vous musicaux marseillais et européens depuis onze ans aura-t-il lieu en septembre 09 ? Après avoir essuyé une tempête sur les îles du Frioul en 02, avoir été déplacé sur l’esplanade du Vieux-Port, le festival se trouve à nouveau menacé. Pas de chance, le site du Vieux-Port va accueillir le musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem). Pourtant, l’équipe municipale s’était jusqu’alors montrée très technophile. Marsatac figurait même comme un événement phare de la candidature de Marseille comme capitale européenne 2013. Mais les élections sont terminées. Et les copains de cour de Nicolas ne casseront pas son jouet du Mucem. La guerre du site continue. Où sont donc les petits hommes verts ? Mars attacks !

De Burton à Burton : une révolution annoncée.

En 1996, Tim Burton ridiculisait la planète avec Mars attacks. Avant lui, Richard Burton ridiculisait l’Angleterre victorienne. Soldat atypique, il connaît l’Inde à l’apogée de l’Empire britannique et du raj. Il s’affranchit du puritanisme hypocrite pour se plonger corps et âme dans la culture indienne. Il traduit le Kamasutra et nargue la censure sexuelle occidentale. Plus encore, il initie une révolution sexuelle qui décongestionne l’Occident. Plus tard, le rock décongèle la musique. Encore un Burton pour liquéfier le crétinisme et le puritanisme de la culture ? Faudrait-il étendre la zone sotadique décrite par Richard Burton, zone d’encouragement aux tolérances sexuelles comme culturelles, à l’ensemble de la planète ? Finalement, libérer la planète…

Asger Jorn. Serpenter vers la liberté.

Déjà en 1948, l’artiste danois créateur du mouvement Cobra, revendiquait l’expression de la liberté. Son engagement artistique et politique l’amène à fonder avec Guy Debord, l’Internationale Situationniste en 1957. L’organisation vise à lutter contre le pragmatisme du monde moderne, sa dépoétisation, l’utilisation de l’art comme valeur marchande et finalement, la société du spectacle naissante. En fait, contre le monde peureux et cupide d’aujourd’hui. Asger Jorn initie le projet utopiste d’un art spontané, populaire et poétique, basé sur la couleur et la matière, destiné à libérer l’humanité de ce que Debord appelle la société du spectacle et Dubuffet, l’asphyxiante culture

Et la fête continue… Un populisme culturel ?

Après Bombaysers de Lille avec ses saveurs indiennes en 06, place à Europe XXL et son Europe plurielle en 09. Deux versions de Lille 3000, vague réminiscence de Lille 2004, capitale européenne de la culture. La Lille touch ? Le voyage s’annonce dépaysant et c’est tant mieux en cette période de morosité et de réclusion. Enfin, voilà pour la version officielle… De l’événementiel et des paillettes pour quatre mois. Le reste du temps est évidemment paradisiaque dans les quartiers et les banlieues pour l’ensemble des gens. La culture de proximité est à son apogée et les grand-messes lilloises sont autant de feux d’artifice qu’on s’empresse d’applaudir…

Héneaurme : la u société et le don d’ubiquité.

U shopping dans le u commerce : mon sac se remplit, ma facture aussi, rien qu’en lisant les codes barres avec mon mobile. Dans le même temps, mon u compte se crédite dans un paradis fiscal… A chacun sa vision du jardin d’Eden ! Je greffe des puces rfid à mon vieil épagneul victime d’Alzheimer précoce. Je m’en greffe une aussi en sortant en boîte. Plus besoin de régler. Tout est débité sur mon u compte qui s’alimente virtuellement. Une puce aussi sur la voiture, une autre sur les gamins. Ah non ! Plus besoin grâce au u compte automatique, la criminalité est aussi devenue virtuelle. Pas mal la u société pour individus 2.0… Et puis, il est toujours possible de désactiver la fonction ubiquité du mobile, pour échapper à un monde ’u buesque’…

Finalement, il y a des situations qui paraissent claires mais qui n’en n’ont que l’air !!!


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